Le carnet d'inspirations d'un Mardi de Mai 2026

Mai est ce mois un peu suspendu, à mi chemin entre le silence de l'hiver et l'effervescence qui vient. L'atelier est en ébullition pour la suite car quelque chose se prépare... "Mai" en attendant... Voici ce que j'avais envie de vous glisser à l'oreille :

Belle découverte,

Capucine

Couverture du Carnet du Mardi de mai 2026 par Capucine Arnoux, fond rouge brique à cercles rose poudré.
1.
L'EXPOSITION À VOIR EN MARCHANT :

Magali Brueder, On m'appelle montagne, exposition sur les grilles du Jardin public de Bordeaux, mai-juin 2026.
Texte du Carnet du Mardi sur l'exposition Magali Brueder au Jardin public de Bordeaux.
Amis bordelais, allez flâner autour du Jardin public avant juillet : Magali Brueder y expose « On m'appelle montagne », une série peinte d'après une collection de vieilles cartes postales et nourrie de treize entretiens menés en Basse Navarre, avec des bergères, des randonneurs, d'anciens contrebandiers. Le tout est magnifiquement édité en risographie, dans le cadre de la biennale Aperçu (à suivre aussi). C'est beau, c’est doux, c’est dehors, c’est à voir, à des heures différentes. Le genre d'expo qui nous donne envie de lever le nez, et d’ouvrir grand les yeux.
Le compte Instagram de Magali Brueder
La biennale Aperçu

2.
UN LIVRE À LIRE OU À RELIRE 

Ainsi soit-elle, livre de Benoîte Groult publié en 1975, édition Grasset.
Texte du Carnet du Mardi sur le livre Ainsi soit-elle de Benoîte Groult.
Benoîte Groult a 55 ans quand elle publie Ainsi soit-elle (en 1975). Cinquante ans plus tard, le livre reste intact : un exposé sobre et objectif, tenu par une pointe d’ironie sur la vision du féminisme de l’époque qui, dit-elle, n’est pas “une névrose mais une nécessité vitale” et la façon dont les hommes parlent encore des femmes (à cette époque ou aujourd’hui ? on ne sait plus). Le féminisme y est traité comme une enquête, pas comme une opinion. C'est aussi un livre où elle salue les hommes qui ont œuvré pour réduire cet écart. Bref, une pépite sans âge.
3.
L'ADRESSE DES PONTS DE MAI 

Le Doyenné, restaurant ferme de James Henry et Shaun Kelly à Saint-Vrain, Essonne.
Texte du Carnet du Mardi sur l'adresse du Doyenné, à une heure de Paris.
Une heure au sud de Paris, dans un hameau qu'on ne connaissait pas, mais qui fut, entre autres, la résidence de la Comtesse du Barry, de la famille Borghèse et de la famille Mortemart. James Henry et Shaun Kelly y ont imaginé un lieu aussi bon que beau : le jardin est l'âme de leur cuisine, qui suit le rythme des saisons et le terroir d'origine. Les chambres sont décorées avec soin, juste ce qu'il faut pour s'immerger dans un lieu où Niki de Saint Phalle a longtemps travaillé... À noter pour un long déjeuner de mai ou quand on a besoin d'une vraie pause.

Site internet du Doyenné

4.
L'OBJET DU DÉSIR
Muuñ, paniers en herbe d'éléphant tressés à la main au Ghana par Audrey David et Tahiru.
Texte du Carnet du Mardi sur les paniers Muuñ, fondés par Audrey David en 2004.
En 2004, Audrey David quitte le conseil en mode à Tokyo pour l'Afrique de l'Ouest. C’est au hasard d’une balade à Nyariga, dans le Nord du Ghana, qu’elle fait la rencontre de Tahiru, tresseur de paille et artisan passionné. Ensemble, ils fondent Muuñ (“sourire” en wolof) : des paniers tressés à la main, inspirés par le design scandinave et l’épure japonaise. Nourrie de ces influences cosmopolites et de ces belles rencontres, Muuñ réinterprète le traditionnel sac en paille qui se mue en objet esthétique et intemporel,qu’on rêve de porter sur l’épaule,un joli Mardi de Mai...

Site internet de Muun

5.
LE BIJOUX QU'ON FAÇONNE
Collier sur le fil personnalisable en plaqué or 18 carats recyclé, bijou fait main par Capucine Arnoux.
Texte du Carnet du Mardi sur le Collier sur le fil personnalisable.
On ne vous présente plus le collier sur le fil : un bijou que vous offrez autant que vous vous l'offrez, et qui ne ressemble jamais au précédent. Vous avez désormais le choix de sa taille, de son épaisseur, et bientôt, peut être, d'une perle ou d'une forme de maillon différente. Spoiler alert. Chaque pièce est façonnée à la main, dans un geste où le parfaitement imparfait règne en maître. Un bijou qui prend son temps, trois semaines exactement, et qui se garde une vie entière. Plaqué or 18 carats.

(re)voir le collier sur le fil

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