Mai est ce mois un peu suspendu, à mi chemin entre le silence de l'hiver et l'effervescence qui vient. L'atelier est en ébullition pour la suite car quelque chose se prépare... "Mai" en attendant... Voici ce que j'avais envie de vous glisser à l'oreille :
Belle découverte,
Capucine

1.
L'EXPOSITION À VOIR EN MARCHANT :

Amis bordelais, allez flâner autour du Jardin public avant juillet : Magali Brueder y expose « On m'appelle montagne », une série peinte d'après une collection de vieilles cartes postales et nourrie de treize entretiens menés en Basse Navarre, avec des bergères, des randonneurs, d'anciens contrebandiers. Le tout est magnifiquement édité en risographie, dans le cadre de la biennale Aperçu (à suivre aussi). C'est beau, c’est doux, c’est dehors, c’est à voir, à des heures différentes. Le genre d'expo qui nous donne envie de lever le nez, et d’ouvrir grand les yeux.
2.
UN LIVRE À LIRE OU À RELIRE


Benoîte Groult a 55 ans quand elle publie Ainsi soit-elle (en 1975). Cinquante ans plus tard, le livre reste intact : un exposé sobre et objectif, tenu par une pointe d’ironie sur la vision du féminisme de l’époque qui, dit-elle, n’est pas “une névrose mais une nécessité vitale” et la façon dont les hommes parlent encore des femmes (à cette époque ou aujourd’hui ? on ne sait plus). Le féminisme y est traité comme une enquête, pas comme une opinion. C'est aussi un livre où elle salue les hommes qui ont œuvré pour réduire cet écart. Bref, une pépite sans âge.
3.
L'ADRESSE DES PONTS DE MAI


Une heure au sud de Paris, dans un hameau qu'on ne connaissait pas, mais qui fut, entre autres, la résidence de la Comtesse du Barry, de la famille Borghèse et de la famille Mortemart. James Henry et Shaun Kelly y ont imaginé un lieu aussi bon que beau : le jardin est l'âme de leur cuisine, qui suit le rythme des saisons et le terroir d'origine. Les chambres sont décorées avec soin, juste ce qu'il faut pour s'immerger dans un lieu où Niki de Saint Phalle a longtemps travaillé... À noter pour un long déjeuner de mai ou quand on a besoin d'une vraie pause.
4.
L'OBJET DU DÉSIR

En 2004, Audrey David quitte le conseil en mode à Tokyo pour l'Afrique de l'Ouest. C’est au hasard d’une balade à Nyariga, dans le Nord du Ghana, qu’elle fait la rencontre de Tahiru, tresseur de paille et artisan passionné. Ensemble, ils fondent Muuñ (“sourire” en wolof) : des paniers tressés à la main, inspirés par le design scandinave et l’épure japonaise. Nourrie de ces influences cosmopolites et de ces belles rencontres, Muuñ réinterprète le traditionnel sac en paille qui se mue en objet esthétique et intemporel,qu’on rêve de porter sur l’épaule,un joli Mardi de Mai...
5.
LE BIJOUX QU'ON FAÇONNE




